Les Rondes Bien Balancées!


Crise, de quoi parle-t-on?
février 10, 2008, 10:17
Classé dans : Comportements Alimentaires, Crises

Notre relation à la nourriture reflète souvent notre état d’ esprit: certain perdent l’ appétit ou au contraire avalent tout, d’autres encore se réconfortent avec un aliment “fétiche” comme le chocolat.

Dans notre cas, il s’agit d’épisodes bien particuliers, dans des situations bien particulières, ce que je vais appeler des déclencheurs, qui appellent à manger. On a l’espace de quelques secondes, une décision à prendre: est-ce que je continue à manger? Est-ce que je m’arrête maintenant avant qu’il ne soit trop tard? La crise c’est quand on bascule dans le “je continue, j’ai besoin de me faire du bien, tout de suite!”. On ressent de la culpabilité d’avoir perdu le contrôle de soi, de la honte, du dégoût pour soi. Et ça alimente le cercle vicieux qui nous pousse toujours à prendre la mauvaise décision.

Mais il ne faut pas confondre ça et la boulimie, ou l’hyperfagie. La seule chose que je peux vous dire à ce sujet, c’est que les personnes qui ont un comportement alimentaire pathologique, sont obsédées par la nourriture, dans tout les cas, qu’elles contrôlent leur apport calorique ou qu’elles se remplissent le ventre jusqu’à s’en rendre malade, leur vie tourne autour de la nourriture. J’ai été boulimique quelques années et je suis aujourd’hui encore à la frontière entre la “normalité” et la “pathologie”. Pour savoir si vous faites de la boulimie, il vaut mieux consulter. C’est trop complexe pour qu’on puisse en juger ici. Je parlerai cependant de mon expérience prochainement et comment je suis sortie de ce cercle infernal, de cette obsession. Enfin il me reste un beau souvenir: 30 kilos supplémentaires!



Crise ou pas crise ?
février 8, 2008, 8:39
Classé dans : Crises

Ce soir j’ai bien mangé, mais là tout à coup j’ai envie d’un truc, un truc que j’ai acheté pour mes invités de demain mais que j’adore.

Alors je me dit ça y est c’est reparti je peux pas m’en empêcher, c’est une crise !

Et non finalement j’ai mangé même pas la moitié du pot de cacahuètes caramélisées !

C’est juste que j’avais envie de me faire plaisir, voilà c’est fait, et maintenant je n’ai pas envie d’autre chose.

C’est une victoire, certe petite, mais s’en ait une quand même.

Comme quoi, parfois on tire des conclusions trop attives !

Soraya



Ah oui!!! Tu as grossi!!!
février 8, 2008, 7:59
Classé dans : Coups de gueule!!, Crises

Voilà le vendredi soir, je suis sur le chemin du retour, pas peu fière d’avoir surmonté mon envie de me cacher toute la semaine, et plus que ça, de m’être sentie bien toute la semaine. Mes soucis du matin, aussitôt sortie, je les ai mis de côté, et j’ai pratiqué le sourire intérieur. Je me disais: ça va, je suis belle, ronde… et belle. Et pas ronde “mais” belle! Les autres ne sont pas comme moi? Et bien soit! Je suis unique, et j’aime plutôt ça non?! Je m’en étais bien sorti, je vous assure. Oui… enfin jusqu’à ce soir.

Je décide de rentrer avec une collègue. Nous arrivons au métro, je sors ma carte orange, et elle jette un oeil sur la photo et s’exclame: “Ah oui!!!! Tu as grossi!!!!!”; Et moi: “Heu oui… J’ai pris 30kg…” “Mais depuis quand?!” “Ben depuis 4 ans” “Ah oui, je sais ce que c’est de traverser des moments difficiles, des décès…, [...] Mais maintenant ça va aller, tu verras! (avec un sourire de compassion)” “oui… Mais je vais bien! C’est pas une situation catastrophique, je suis en bonne santé…” “oui c’est le principal!”.

Je ne suis pas d’un tempérament timide et gentil, dès qu’on me pique un peu, je réagis au quart de tour, mais là… Je suis redevenue la petite fille honteuse, rougissante, et qui s’excuse presque d’être ce qu’elle est. Les gens ne font pas attention à tout ce qu’il ya derrière leurs mots, au message réel qu’ils envoient. Moi ce que j’ai entendu c’est:”si tu es grosse c’est forcément que tu as eu des problèmes parce qu’il faut une raison valable pour justifier ça, et je n’imagine même pas qu’il en soit autrement, et tu vas t’en sortir!”. Comme si j’étais atteinte d’une grave maladie et que j’irais mieux bientôt! avec de la force et du courage! il manquait juste le “tiens bon!”.

J’ai ressenti de la colère, contre moi-même, de l’avoir laissé me dire tout ça sans riposter, je me suis laissée faire, laissée emporter dans son discours, j’ai été faible, et à sa merci. J’ai eu envie de me cacher, parce que j’avais l’impression d’un coup d’avoir doublé de volume et que tout le monde me regardait… Et j’ai eu cette idée, l’idée de manger. Je me suis projetée en train de manger, passer dans un magasin, acheter de quoi remplir mon estomac, du salé, j’ai du sucré, des choses qui ne se cuisinent pas, toutes faites, juste un coup de micro ondes si necessaire, quelque chose de volumineux, de consistant et de bon, à manger de suite, vite! Très vite.

Finalement, je m’en suis bien sortie. Mais je n’ai pas de méthodologie. Je me suis juste projetée après. Comment vais-je me sentir après? Mieux? ou pire? J’ai juste besoin de remplir mon estomac, alors ok, je ne peux pas éviter la crise, mais dans ce cas, je vais prendre des choses qui sont, sur le plan nutritionnel, les moins grasses et sucrées que je peux trouver, dans la mesure où ce compromis me permet de garder la notion de plaisir. Alors j’ai acheté de la purée de pommes de terre et des filets de poisson. La purée de pomme de terre parce que c’est  ultra bourratif et en même temps c’est pas super calorique, et des filets de poisson au citron, je crois aussi que j’ai été raisonnable. Sauf dans les quantités… Mais ça! Je n’y peux rien. Voilà… C’est mieux que le litre de glace que je pouvais m’enfiler en guise d’entrée, suivi de plats ultra riches accompagnés de pain, de fromage et de crèmes dessert en tout genre.

C’est une petite victoire certes, mais une victoire quand même. Enfin la soirée vient de commencer…