Notre relation à la nourriture reflète souvent notre état d’ esprit: certain perdent l’ appétit ou au contraire avalent tout, d’autres encore se réconfortent avec un aliment “fétiche” comme le chocolat.
Dans notre cas, il s’agit d’épisodes bien particuliers, dans des situations bien particulières, ce que je vais appeler des déclencheurs, qui appellent à manger. On a l’espace de quelques secondes, une décision à prendre: est-ce que je continue à manger? Est-ce que je m’arrête maintenant avant qu’il ne soit trop tard? La crise c’est quand on bascule dans le “je continue, j’ai besoin de me faire du bien, tout de suite!”. On ressent de la culpabilité d’avoir perdu le contrôle de soi, de la honte, du dégoût pour soi. Et ça alimente le cercle vicieux qui nous pousse toujours à prendre la mauvaise décision.
Mais il ne faut pas confondre ça et la boulimie, ou l’hyperfagie. La seule chose que je peux vous dire à ce sujet, c’est que les personnes qui ont un comportement alimentaire pathologique, sont obsédées par la nourriture, dans tout les cas, qu’elles contrôlent leur apport calorique ou qu’elles se remplissent le ventre jusqu’à s’en rendre malade, leur vie tourne autour de la nourriture. J’ai été boulimique quelques années et je suis aujourd’hui encore à la frontière entre la “normalité” et la “pathologie”. Pour savoir si vous faites de la boulimie, il vaut mieux consulter. C’est trop complexe pour qu’on puisse en juger ici. Je parlerai cependant de mon expérience prochainement et comment je suis sortie de ce cercle infernal, de cette obsession. Enfin il me reste un beau souvenir: 30 kilos supplémentaires!