Classé dans : Bilans Hebdomadaires
La route va être longue, et sinueuse. En ce qui me concerne, la semaine a été “bien remplie”! Remplie de barres chocolatées, de chips, de glace et de chocolat! Ce serait rigolo si je n’avais pas mangé à m’en rendre malade.
Point positif: je n’ai pas “alimenté” mon sentiment de culpabilité. J’ai accepté d’avoir besoin de réconfort, à ce moment là, et que je le trouvais pour le moment dans la nourriture. Je me suis aussi forcée à sortir, alors qu’avant je me cachais chez moi avec l’impression d’être monstrueuse. Alors c’est sûr, je me sentais mal, gonflée, et moche… mais je me suis demandé de qui je voulais me cacher? Est ce que les autres sont tellement meilleurs que moi au point d’avoir honte de ce que je suis? Si on savait ce qui se cache derrière nos masques et nos sourires, on n’aurait moins de mal à accepter nos propres faiblesses. Personne n’est parfait.
J’ai bon espoir pour cette nouvelle semaine.
6 commentaires jusqu'à présent
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je suis passé par là et je n’en suis pas vraiment sortie. Bon courage et merci pour ton blog
Comment par Fille de l'eau avril 11, 2008 @ 9:39Amicalement
Merci pour tes encouragements.
Comment par Sam B septembre 29, 2009 @ 9:24Nous allons essayer de relancer le blog avec Soraya.
J’espère que tu nous donneras de tes nouvelles.
A bientot.
Bonjour, je ne sais pas vraiment quel age vous avez. Moi personnellement je suis encore dans l’adolesence et votre témoignage me touche tout simplement car cette souffrance je la vis au quotidien. Je sens venir les crises par un énorme coup de fatigue et une facheuse tendance en broyer du noir dans ces moments ou j’en arrive à me demander:” Quelle est l’utilité de ma vie si je suis incapable de sentir dans mon corps un vibration de bonheur, ou ne serait-ce qu’une motivation qui me pousse à aller de l’avant”. Et dans ce cas, j’ai deux solutions chercher le réconfort dans la nourriture, parceque manger au fond, ça occupe l’esprit et ça ne demande une dépense d’énergie ou une réflexion. Ce que je suis incapable de faire dans ces moments là. Ou alors 2eme solution, m’affaler dans mon lit fermer la porte et pleurer pendant des heures comme si c’était la fin je n’existait plus. Mourrir noyée dans mes larmes comme ces héroïnes de films. Je suis plus une enfant, j’ai perdu mon insouciance et mon autosatisfaction. L’origine de mon malaise, je la connais, la difference, le rejet des autres, le manque d’estime de moi même. Seulement aucune solution, pour résoudre ce problème si ce n’est qu’accepter de vivre avec, ainsi qu’accepter toute la critique. Je ne souhaite pas en parler sur le net aucun interet. Mais juste vous adresser mon soutien, je ne sais pas quel est l’origine du mal qui vous ronge et vous pousse à penser que vous n’êtes pas à la hauteur des autres. Mais je vous adresse mon soutien. Et sachez même si vous le savez certainement déja que l’homme est rempli de défauts, et seuls les plus idiots d’entre eux sont capables de s’affirmer meilleurs. Personnellement, je tente de m’investir dans le domaine artistique, je pense que le fait de produir de l’esthétique, du beau (dessin, musique) contribue à améliorer l’image que nous avons de nous même. J’aimerais en parler à des proches mais à mon age c’est dur, un autre câp à passer. Bon courage à vous
Comment par Anonyme. septembre 16, 2009 @ 12:48Bonjour,
pour répondre à ta question, Soraya et moi avons aux alentours de 30 ans (bon je l’avoue, moi je les ai un peu dépassé lol).
Ton message m’a beaucoup touchée. J’aurais pu écrire ces mots.
Peu importe le pourquoi on se sent différent, il y a toujours quelque chose qui se voit comme le nez au milieu de la figure, réellement ou seulement dans notre tête, et qu’on aimerait effacer pour ressemble aux autres, à tout le monde. Se fondre dans la masse. Ne pas attirer l’attention, en tout cas, pour ces raisons là. Moi j’ai parfois l’impression d’être un objet de curiosité… c’est pénible. C’est douloureux.
Et tu as raison de dire qu’accepter sa différence est une solution. Mais pas l’accepter comme une résignation. Accepter son identité. S’aimer. Et j’en suis persuadée, vraiment persuadée, que parce ton regard sur toi aura changé, les gens te regarderont aussi différemment. Et pour ceux qui auront un regard critique, ça ne sera plus important.
Tu as certainement une grande sensibilité, ça a ses avantages, ton côté artiste par exemple, ta vision du monde etc.
et accepter que les mauvais sont nécessaires pour nourrir ces bons côtés. Question d’équilibre. Tu sais… le yin et le yang
lol
et ça a aussi des inconvénients… comme peut l’être ta souffrance.
Avec le temps, tu sauras mieux apprécier les bons côtés
Toi aussi tu as notre soutien. Nous allons avec Soraya je l’espère relancer le blog. Donne nous des idées, de sujets que tu voudrais y trouver par exemple.
Comment par Sam B septembre 29, 2009 @ 9:25A bientôt.
Samira.
Merci également pour ton commentaire qui est très touchant, en tout cas ce que l’on perçoit c’est ta grande maturité, en période d’adolescence c’est rare…
Et oui même à 30 ans on vit des moments semblablent mais j’ai bon éspoir, je pense que tout peut s’arranger il faut juste connaitre les causes, et c’est ce que nous essayons de découvrir Samira et moi même pour en venir à bout.
Je suis certaine que tu en viendras à bout.
Bon courage et reviens vite nous voir !
Comment par Soraya octobre 1, 2009 @ 8:06A bientot
Bonjour, je suis boulimique depuis près d’un an et j’ai beaucoup évoluée en peu de temps. Je vois un psychologue, ça m’a peut-être aidée. Je pense que le suivi est très important, surtout lorsqu’on est jeune.
Ce que tu écris, dans cet article, est important. “ne pas alimenter son sentiment de culpabilité.”
Je pense que c’est le plus important. J’ai réussi à apprendre à vivre avec ma boulimie. Je sais que je ne suis pas guérie, je sais que mon hygiène de vie, dans le moment, est même dangereux. Mais le plus important, c’est que cela n’affecte pas mon moral.
J’ai vécu une sorte de laissez-aller. Étant malade, la route du collège me devenait interdite, ainsi que de nombreux autres projets. Les visites à l’hôpital? J’en avais marre. Et à partir de ce moment, j’ai pu créer un laissez-aller. Je pesais bien en dessous d’un poids normal, maintenant j’ai tout lâché ; je me suis jetée dans le vide.
J’ai un poids normal. Je me regarde, avant, et je me trouve maigre. Je ne trouve pas ça beau. Bien sûr, mon estime de moi-même est basse, mais ça s’améliore avec le temps. Un peu comme tout le monde.
Je vis chaque jour avec ma boulimie, mais la bouffe est beaucoup moins obsédante. Lorsqu’une crise me prend, je la laisse faire. Et après? La culpabilité est minime. Elle existe en ce sens où je me dis : “j’aurais dû aller voir mes amis ou faire un truc constructif” mais pour ce qui est de prendre du poids… Ça ne me fais plus grand-chose maintenant.
Ma boulimie est extrêmement présente, et pourtant… Mon moral est excellent. J’aimerais beaucoup que certains et certaines atteignent ce point, car non, nous ne sommes pas guéris, mais non, nous ne sommes plus dans cette sombre, angoissante, solitaire et pourtant douce folie.
Comment par Annie octobre 9, 2009 @ 4:00Nous sommes dans la réalité. Le bonheur est à porté de main…